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dimanche 27 mars 2011

Quand Google réinvente les Think tanks


http://www.youtube.com/user/think
http://thinkquarterly.co.uk/

vendredi 6 mars 2009

Les publicités extensibles débarquent sur le réseau Google Ads...

Google googledollar Un nouvelle offre de la firme de Mountain View suite à une véritable demande des annonceurs ou juste une bouée de sauvetage pour ne pas sombrer dans la crise ?

L'objectif de tout publicitaire lorsqu'il crée une pub est de tout faire pour retenir l'attention du chaland, en l'amusant, le choquant ou en titillant sa curiosité, pour qu'il réponde à l'attente de l'annonceur -- achat, don, autre action, ... C'est le b-a-ba. Néanmoins, si vous avez réalisé la meilleure publicité du monde, vous n'avez fait que la moitié du travail. La condition sine qua non pour inciter les visiteurs à cliquer sur votre publicité ou acheter un produit est avant tout que les personnes voient la publicité. Simple, mais terriblement difficile, surtout dans cet océan de contenu qu'est internet.

L'histoire de la publicité sur la toile est un jeu de chat et de la souris, les annonceurs rivalisant d'imagination pour conquérir l'intérêt des internautes. Très souvent attractifs à leurs débuts, les différents formats publicitaires sont de plus en plus rapidement zappés par les visiteurs. Des bannières animées ? Bloquées par les logiciel anti-pub. Les pop-up ? Bloquées par n'importe quel navigateur digne de ce nom. Les publicités sur les réseaux sociaux ? Le filon commence déjà à s'épuiser. Reste le buzz marketing, et les actions plus douteuses.

Avec l'avènement de Google AdWords / AdSense il y a quelques années, c'est une méthode sournoise mais efficace qui a conquis la planète : cibler extrêmement précisément les internautes et leur montrer des publicités très pertinentes (d'après les algorithmes d'AdSense) en les diluant dans le contenu web. Combien d'internautes ont cliqué sur les liens AdSense en pensant que c'était un lien du site ? Beaucoup, au début en tout cas. Très vite, des bloqueurs de publicités tel AdBlock ont soulagé les yeux sensibles, mais de nos jours ce n'est plus vraiment nécessaire. En effet, avec l'âge, les internautes se sont tellement habitués à ignorer ces publicités qu'ils ne les voient même plus, un peu comme aux odeurs auxquelles vous vous êtes habitués et que vous ne parvenez plus à distinguer. Et pour ça, il n'est pas nécessaire de passer autant de temps sur la toile qu'un rédacteur de Zorgloob ;-)

Aujourd'hui, les équipes de Google AdSense proposent un nouveau format publicitaire aux annonceurs et éditeurs : expandable ads, les "annonces extensibles" en français dans le texte. Vous les avez sans nul doute vu apparaître ces dernières années, et leur croissance ne cesse d'augmenter. La plupart du temps réalisées avec la technologie Flash, ces publicités se déclenchent au passage de la souris -- ce qui a le don d'énerver -- ou au clic et dépassent de leur cadre original. Et dans ce cas, impossible d'y être aveugle.

Expandable Google AdSense Ads

Les annonceurs pourront tarifer ces publicités au CPM et au CPC, sachant que pour ce dernier seul le deuxième clic sur la publicité sera comptabilisé. En effet, la firme affirme que ce seront uniquement les clics de souris qui déclencheront l'animation d'agrandissement de la pub et non un simple passage de souris. Pour l'instant... Rappelez-vous, c'est l'un des fondateurs de Google qui affirmait il y a quelques années que les bannières graphiques étaient du passé [citation nécessaire]; ces mêmes bannières proposées depuis aux annonceurs.

En outre, explique Google, seul un petit nombre d'agences et d'annonceurs triés sur le volet et certifiés dans le cadre de notre programme de diffusion d'annonces tierces sont autorisés à diffuser des annonces extensibles. Par prudence, les équipes du "grand G" ajoutent que les performances des annonces dépendent d'une telle multitude de facteurs que nous ne sommes pas en mesure d'estimer ou de garantir le niveau de revenus généré par les annonces extensibles. En d'autres termes : ça va susciter l'intérêt et faire cliquer du monde au moins une fois, mais pas beaucoup plus. Ça a le mérite d'être prévenant.

Les publicités riches -- avec lesquelles l'utilisateur peut s'amuser sans pour autant avoir à visiter un autre site que celui qu'il parcourt actuellement -- sont définitivement une tendance lourde. Mais pour combien de temps ? Toujours est-il que le moteur de recherche ce sert de ce format pour assurer son autopromo. Comme le rapporte notre confrère Amit Agarwal, Google a beau détenir 81% des parts de marché en Inde, des publicités-gadgets pour ses propres pages de résultats sont diffusées sur le réseau AdSense local.

mardi 5 février 2008

Microsoft vs Google

Quelques jours après l’offre de rachat de Microsoft sur Yahoo!, le monde du Net attend de savoir si la fusion des deux entreprises se fera. Yahoo! peut-il dire non à Microsoft? Quels enjeux cette opération ? Quel poids ont Microsoft et Yahoo! face à Google?

Pourquoi Microsoft lance-t-il une OPA sur Yahoo!?
Microsoft a beau posséder 90% du marché des logiciels PC avec Windows, la société américaine n’a pas le même poids sur l’Internet. D’où l’intérêt de s’allier les services de Yahoo!, pas mauvais en technologies du Web grâce à sa plate-forme de photos Flickr, sa messagerie instantanée et quelques innovations comme Yahoo questions/réponses. Le but: contrer la puissance de Google qui encaisse environ un tiers des recettes mondiales de publicité en ligne, loin devant Yahoo! qui en récolte moins de 15%. Microsoft est loin derrière. «On sera plus forts pour contrer Google si on s’y met à deux», s’enthousiasme un salarié de Microsoft.
Comment se porte Yahoo! aujourd’hui?
D’après les chiffres de l’institut de mesure Comscore, Yahoo! génère 487 millions de visiteurs uniques en décembre 2007 (580 millions pour Google et 540 millions pour Microsoft). Mais, Yahoo!, fondé il y a quatorze ans, traverse une mauvaise passe, avec l’annonce de la suppression de 1.000 emplois sur 14.200 postes, soit 7% de ses effectifs. Selon Jordan Rohan, analyste de RBC, «Yahoo! se trouve acculé parce qu’il a laissé passer des acquisitions incontournables. Il a eu l’occasion d’acheter Google mais il ne l’a pas fait; il aurait pu acheter Facebook pour quelques milliards de dollars à peine et il ne l’a pas fait.»
Yahoo! peut-il refuser l’offre de Microsoft?
«L’offre de Microsoft est une option parmi d’autres, a écrit la direction de Yahoo! dans un mail à ses employés. Nous répondrons à Microsoft après que notre conseil d’administration aura achevé un examen complet de toutes nos alternatives stratégiques.» Autrement dit, Yahoo! ne paraît pas si pressé d’accepter ce que Microsoft estime être une offre généreuse» (44,6 milliards de dollars). Le portail web a déjà, l’année passée, refusé d’autres offres de Microsoft qu’il considère comme «la grande pieuvre de 20.000 lieues sous les mers, qui veut avaler tout le monde».
Quelles sont les «alternatives» pour Yahoo!?
La marge de manœuvre est limitée. Mais d'après le blogueur spécialisé dans les nouvelles technologies Francis Pisani, d’autres scénarios sont envisageables «Yahoo! pourrait chercher à passer un accord avec Google, en lui sous-traitant, par exemple tout ce qui est recherche, explique Francis Pisani. Mais une telle alliance pourrait susciter une réaction négative des autorités antitrust, de même qu’une contre-proposition de Google offrant plus d’argent que Microsoft. Google pourrait aussi contribuer à la formation d’un groupe de financiers intéressés (avec ou sans des représentants des plus gros médias) pour acquérir Yahoo! et, éventuellement la sortir de Wall Street.»
Si la fusion se faisait, Google serait-il fragilisé?
Dans le marché du web, Google, Yahoo! et Microsoft sont les trois géants qui se partagent le marché mondial. Un peu plus loin derrière, eBay et Amazon. Si les deux challengers fusionnent face au numéro 1, cela provoquera une situation de duel. Mais Google devrait encore conserver sa suprématie, surtout s’il avale AOL. Selon des estimations du cabinet e-Marketer en mai dernier, Yahoo! et Microsoft auraient représenté en 2007 environ 4,9 milliards de dollars de chiffre d’affaires publicitaire en ligne aux Etats-Unis (3,6 milliards pour Yahoo!, 1,3 milliard pour Microsoft), contre 6,2 milliards pour Google, hors commissions aux sites partenaires.

©AFP

dimanche 27 janvier 2008

Un mariage en CDD ?

Une alliance d'un an
Le géant Américain Google et le non moins géant Français Publicis ont annoncé hier, qu'il avaient noués une étroite collaboration depuis un an, collaboration visant à mettre en commun leurs savoir-faire respectifs, afin de développer de nouvelles solutions de publicité en ligne ainsi que les moyens technologiques de mesurer les performances des campagnes de publicité . Google a même créé un team entièrement dédié à ce partenariat, équipe qui devrait compter une centaine de personnes dans les mois qui viennent.

Eric Schmidt CEO de Google et Maurice Levy PDG du directoire Publicis on rajouté que chacun des acteurs restait libre de se désengager à tout moment. Ils devraient d'ailleurs se rencontrer dans les semaines à venir pour étudier comment mettre à profit et renforcer cette collaboration. Maurice Levy a d'ailleurs commenté ceci en disant Google n'est ni un ami à court terme ni un ennemi à long terme. C'est un vrai partenaire, ce furent les mots du patron de WPP, agence Britannique qui avait dit ceci à l'occasion du rachat de DoubleClick par Google.
Tout ceci nous montre à quel point la publicité en ligne devient un axe stratégique pour les acteurs de l'internet actuel, rappelons que Google a récemment racheté DoubleClick il y a quelques temps, Yahoo Micro$oft et AOL leur emboîtant le pas avec respectivement Bluelithium, aQuantive et Quigo pour les rachats, et rappelons aussi que Publicis a racheté, il y a à peu près un an Digitas, agence Américaine de publicité sur Internet.
Alors, plutôt que d'entrer en concurrence, mieux vaut s'allier, ces deux géants l'ont bien compris !

©MACOSX86

mercredi 9 janvier 2008

Google World Trendy 2007

Sarkozy, Carla Bruni, Facebook, iphone, youtube… : les mots les plus recherchés sur Google Trends
Non, c’est décidé, je ne parlerai pas du mariage de Nicolas Sarkozy et de Carla Bruni ! Après le buzz des photos de Laure Manaudou ou encore les photos controversées de Miss France 2008, Valérie Bègue, je décide de ne pas tomber dans ce piège médiatique que représente le mariage potentiel de Nicolas Sarkozy et Carla Bruni. Vous noterez d’ailleurs que ce même Nicolas Sarkozy n’a pas échappé au phénomène Facebook, tout comme sa compagne Carla Bruni, qui figure elle aussi sur Facebook. Ils ont sans doute voulu imiter l’ami de Nicolas Sarkozy : George Bush, présent lui aussi sur Facebook, tout comme les acteurs de la vie politique américaine du moment, Barack Obama et Hillary Clinton.

Tout ça pour vous dire que Google a mis en place un système permettant de savoir la fréquence de recherche d’un mot. C’est Google Trends. (Wikipédia vous dira précisément ce que propose Google Trends). Si vous écrivez par exemple “nicolas sarkozy carla bruni” dans Google Trends, vous verrez un pic se former à partir de décembre 2007. Idem si vous tapez “tecktonik“, vous verrez que ce mot n’était pas recherché dans Google avant 2007 ! Vous pouvez également comparer deux mots en les séparant d’une virgule, et vous aurez une courbe pour chaque mot.
Cependant, le mot le plus cherché sur Google en 2007 est parait-il le mot “iphone“, qui devance même youtube ou facebook. Selon le site Trackbuster, voilà le classement mondial au 18/12/2007 :
  1. iphone
  2. badoo
  3. facebook
  4. dailymotion
  5. webkinz
  6. youtube
  7. ebuddy
  8. second life
  9. hi5
  10. club penguin
©La magie de l’informatique

lundi 3 décembre 2007

Google Off-Line

Google avec ou sans Internet
Durant une conférence, Google a confirmé qu'il travaillait à rendre Gmail, Google Calendar et Google Docs (tableur, traitement de textes et outil de présentations) utilisables sans connexion Internet.

Grâce à Gears, une extension pour navigateurs Web (Firefox sur Mac mais un développement pour Safari est au programme) l'utilisateur pourra saisir un texte, un événement de calendrier ou encore répondre à son courrier en mode off-line.
A la prochaine connexion, son travail sera synchronisé avec les sites correspondants. Point important, sans une adaptation du fonctionnement d'un site Web, la capacité à utiliser ses outils hors connexion est impossible par la seule présence de Gears sur le navigateur de l'internaute. Gears est proposé en open source de manière à favoriser sa diffusion.
Google va également développer début 2008 son outil de création de sites pour permettre à des petites structures de mettre en place un véritable intranet, basé sur le travail collaboratif et utilisant les multiples outils de Google.
Autres développements évoqués pendant cette réunion mais sans confirmation quand à leur concrétisation, une fonction d'OCR dans Google Docs lorsqu'on importe des PDF ou des fichiers scannés et l'audio/vidéo dans Google Talk pour le chat.
©Macgénération

samedi 1 décembre 2007

Vizzavi 2.0 = zaOza !

zaOza : un portail de contenus
signé Vivendi

Quelques années après le relatif échec de Vizzavi, Vivendi a dévoilé cette semaine à l'occasion des rencontres de l'Idate le projet zaOza, un portail de contenus multimédias à dimension « sociale » accessible aussi bien sur ordinateur que sur mobile. zaOza proposera non seulement des contenus émanant des différentes entités de Vivendi mais également des offres en provenance de partenaires. Jean-Bernard Levy, PDG d'Universal, évoque un modèle économique hybride, susceptible d'être financé aussi bien par la publicité que par des services payants proposés aux utilisateurs.

Tout comme le Vizzavi désiré par Jean-Marie Messsier en son temps, zaOza ambitionne de marier les différents contenus accessibles sur le Web aux différents moyens d'y accéder, de l'ordinateur au téléphone mobile. Vivendi y placerait sans doute les productions de ses différentes filiales, telles Universal Music et Canal+, mais ne se fermerait pas aux contenus générés par les utilisateurs ou aux productions d'autres fournisseurs qui souhaiteraient participer à son portail.
Reste à savoir quels seront les contenus proposés aux internautes, et quelles seront les éventuelles fonctionnalités d'échange et de partage censées conférer à ce portail une valeur de réseau social. Vivendi pourrait tenter de concurrencer des services populaires comme YouTube ou Dailymotion tout en veillant à ce que les intérêts des ayant-droits soient protégés. Volontairement nimbé de flou, zaOza ouvrira en version bêta restreinte dans les jours à venir.
© Clubic

Le buzz sur le web a repris le thème du STREET MAGIC sur fond de parodie de David Blaine. La campagne sur le web se fait par le biai de YouTube avec GoogleAnalytique pour le tracking des clicks. Pour la petite histoire, les parodies de DAVID BLAIN ont été dans un premier temps réalisé par un groupe de jeunes californiens : les ThoseLilRabbits. Le concepte interessant Vivendi, ils ont mis nos jeunes gens à contribution à la manière de SFR (du groupe Vivendi) avec les "Têtes à claques".



Liens

vendredi 30 novembre 2007

My Location... Un nouveau service de Google pour la téléphonie mobile

Google propose désormais un nouveau service pour les utilisateurs de ses services de cartes sur les téléphones mobiles. A partir des données reçues des antennes émettrices des opérateurs de téléphonie mobile, Google peut estimer de manière approximative votre position géographique.

Si la précision de cette version beta n’est pas encore complètement au rendez-vous - environ 1000 mètres en moyenne -, l’application compatible sur la plupart des téléphones pourrait rapidement faire malheur, l’utilisation d’une puce GPS n’étant plus aussi indispensable. Google affirme ne pas avoir connaissance ni garder trace de votre identité et numéro de téléphone. Il suffit pour l’utiliser d’appuyer sur la touche zéro du mobile une fois Google Maps ouvert dans votre navigateur web Java, Windows Mobile ou Symbian.

© Mac

mardi 27 novembre 2007

Google manage vos données !

Google se voit organisateur des données mondiales

Le géant américain souhaite stocker les données des internautes pour qu'ils y aient accès depuis n'importe quel ordinateur.

Google prépare une nouvelle offensive contre Microsoft, confie une source proche du dossier au Wall Street Journal, mardi 27 novembre. Le célèbre moteur de recherche veut proposer à ses utilisateurs de stocker tous les fichiers de leur ordinateur (photos, musiques, vidéos…) sur des plateformes: les internautes pourraient ainsi avoir accès à tous leurs fichiers depuis n'importe quel ordinateur ou téléphone mobile. Ils auraient seulement besoin d'un mot de passe.
Une porte-parole de Google a refusé de commenter l'information, et a seulement accepté de reconnaître l'importance du stockage dans le développement des ordinateurs.
Un tel service révolutionnerait la manière d'utiliser le web. L'accès aux données serait facilité, et les coûts réduits.
Le groupe californien doit cependant relever plusieurs défis: la confidentialité des données personnelles, le copyright, la capacité de stockage. Il doit aussi relever le défi technologique d'offrir un service sans interruption.

© Challenges.fr

lundi 26 novembre 2007

Google... L'empire de la pub

Les velléités hégémoniques de Google dans la publicité ne s'arrêtent pas aux liens sponsorisés et à l'Internet. Android, le projet de système d'exploitation pour téléphone mobile de Google, est le dernier témoin en date de sa recherche de nouveaux marchés. La firme californienne cherche à étendre son emprise publicitaire partout, au-delà des frontières du monde virtuel. En dehors des liens sponsorisés sur les pages de son moteur de recherche (Adwords) et des liens contextuels sur les sites Internet de son réseau publicitaire (Adsense), elle mène des tests sur pratiquement tous les médias pour soutenir sa croissance.

Google n'est plus un moteur, c'est une industrie publicitaire à lui tout seul. Les internautes n'imaginent plus un Web sans Google ? La société, elle, n'imagine plus un seul support sans publicité. Cauchemar des anti-pub, boîte à outils universelle pour les annonceurs, créateur de la long tail publicitaire… Découvrez toutes les facettes de la réclame selon Google.

Dans les journaux et les magazines
Google Print Ads existe depuis novembre 2006. Après des débuts difficiles, l'offre a été récemment élargie et pérennisée. Il s'agit une extension du programme de liens sponsorisés Google Adwords, qui ne fonctionne cependant pas suivant le principe des enchères. Les annonceurs proposent un prix, que le support peut accepter, refuser ou négocier. Le système repose sur une plate-forme dédiée, sur laquelle les annonceurs peuvent choisir les supports qui les intéressent, la rubrique, le format, les dates de parution, proposer leurs prix et télécharger leurs publicités.

Disponible uniquement aux Etats-Unis, le réseau papier de Google comporte plus de 600 publications locales, quotidiennes et hebdomadaires, qui représentent 69 % de diffusion aux Etats-Unis, et dont certaines comme le New York Times ont une portée nationale. L'offre est accessible à tous les annonceurs possesseurs d'un compte Adwords, à partir de 100 dollars par semaine.
Jamais à court d'idées quand il s'agit de développer ses marchés, Google vient par ailleurs d'enregistrer un brevet (déposé en mai 2006) concernant la personnalisation de contenus et de publicités sur un support papier. Google bientôt éditeur de magazines ?

A la télévision
Avec ses deux partenaires EchoStar et Astound Cable (13 millions d'abonnés), opérateurs de télévision câblée et satellite, Google a démarré des tests en avril dernier dans le but de diffuser des annonces publicitaires en télévision. La société compte s'appuyer sur les statistiques enregistrées par les set-top boxes (combien de publicités ont été vues en entier, lesquelles, etc.) pour accroître la pertinence des spots diffusés dans chaque foyer. Un ciblage comportement adapté à ce média, adossé au principe de la long tail cher à Google.
Le système est équivalent aux autres tentatives de la société sur les médias offline : une plate-forme qui automatise les process et le reporting, et un modèle au CPM avec un paiement à l'affichage. La fixation des prix se fait par enchères. Les spots admis par le programme doivent durer 15, 30, 45 ou 60 secondes précisément.

A la radio
Pour entrer sur le marché de la publicité radiophonique, Google a racheté dMarc Broadcasting en janvier 2006. Cette société, acquise pour 102 millions de dollars en cash, plus primes à la performance (jusqu'à 1,14 milliard de dollars sur trois ans), est un fournisseur de solutions digitales pour l'industrie de la radio : elle sert d'intermédiaire entre les annonceurs et les stations, via une plate-forme publicitaire automatisée qui assure le process, les ventes, les livraisons et le suivi des campagnes. Google a intégré cette technologie à son programme Adsense, ce qui lui a permis de lancer Adsense for Audio durant l'été 2006.
Après avoir mené des premiers tests avec les stations du groupe Greater Media, la firme a noué divers partenariats, notamment avec XM, une radio par satellite qui compte 7 millions d'auditeurs, et avec Clear Channel. Son contrat avec Clear Channel l'autorise à vendre une part garantie de l'inventaire des 675 stations du groupe. Mais la règle générale du programme ne contient pas d'engagement de volumes. Le système repose sur la gestion automatisée de l'inventaire disponible, et sur un modèle au CPM.

Sur les téléphones mobiles
Google a lancé en septembre Adwords et Adsense Mobile dans 13 pays, dont la France. Ce programme permet aux membres du réseau de publicité contextuelle Adsense possédant des sites mobiles d'intégrer les liens sponsorisés de Google sur ces derniers. Les liens sponsorisés sur mobile se présentent sous forme textuelle uniquement, de numéro d'appel, ou de combinaison des deux (au même tarif pour l'annonceur). Les liens ne peuvent renvoyer que vers des sites mobiles, et les numéros d'appel ne peuvent être surtaxés. Le nombre de liens par page, sur les sites mobiles, est restreint à deux maximum.
Mais le grand projet de Google, sur le mobile, s'appelle Android. Android, c'est l'Armageddon, ce que cachait le projet nommé Google Phone par la rumeur. Et qui est en fait un système d'exploitation mobile, destiné à concurrencer Symbian et Windows Mobile. A l'origine, Android est le nom d'une société californienne rachetée par Google en août 2005, développant des logiciels pour téléphone mobile.
Android est une plate-forme open source, ouverte aux développeurs extérieurs, qui permettra d'intégrer à la fois les applications mobiles du moteur (recherche, Maps, Gmail, YouTube…) et les applications tierces. Une trentaine de partenaires (opérateurs, constructeurs, intégrateurs…) sont réunis autour de ce projet dans l'Open Handset Alliance. Les premiers téléphones équipés devraient arriver sur le marché au deuxième semestre 2008. Les revenus d'Android seront essentiellement tirés de la publicité. D'ici là, Google devrait adapter et inventer les formats publicitaires qui permettront de rentabiliser la plate-forme. On lui fait confiance.

Dans la video sur YOUTUBE
Google a racheté YouTube, pour 1,65 milliard de dollars. Maintenant, il s'échine à rentabiliser l'affaire. Or, les bannières, les vidéos en "pre-roll", ce n'est pas la panacée. Google a donc mis au point cet été son nouveau format : un bandeau affiché en surimpression au bas de la fenêtre de visionnage de la vidéo, qui apparaît 15 secondes après le démarrage de celle-ci et disparaît au bout de 10 secondes. L'internaute peut aussi choisir de le faire disparaître manuellement. S'il clique sur la zone, la vidéo YouTube est mise en pause et remplacée par la publicité vidéo de l'annonceur. A la fin du spot, la vidéo choisie au départ reprend son cours.
Selon Google, le taux de clic serait 5 à 10 fois supérieur à celui des bannières sur ce format, et moins de 10 % des internautes cliqueraient pour stopper la publicité. D'autre part, 75 % des internautes qui cliquent sur la publicité pour la voir retourneraient ensuite voir la fin de la vidéo initiale. Pour le moment, Google ne placera ce genre de formats que sur les contenus fournis par ses quelque 1.000 partenaires (pas sur le contenu généré par les utilisateurs). Le format est vendu à 20 dollars du coût pour mille. Google proposera des possibilités de ciblage par chaîne, par profil socio-démographique et par tranches horaires.

Publicité sur Internet classique
On en parle peu, mais Adsense ne propose pas que des formats texte aux annonceurs, autrement dit des liens sponsorisés. Les formats supportés couvrent aussi les bannières illustrées (728x90, 468x60, 120x600, 160x600, 200x200, 300x250) et des bannières vidéo.
Depuis peu, Google a même étendu sa gamme de formats rich media en se dotant d'une offre de widgets, applications qui peuvent contenir du HTML, du Flash, de la vidéo, et des flux RSS. Ces formats sont disponibles sur les sites du réseau Adsense ainsi que sur les supports utilisant la solution d'adserving de DoubleClick, que Google a racheté en avril 2007 pour 3,1 milliards de dollars.
Pour le moment, l'offensive de la firme sur le marché du display a été retardée car l'acquisition de Doubleclick n'est pas encore finalisée, en raison de problèmes de concurrence (la Commission européenne a notamment ouvert une enquête). On s'attend à un sursaut du moteur dès que les clés de sa potentielle expansion lui auront été remises.

La déclinaison du programme de publicité contextuelle Adsense se réalise aussi depuis mai 2005 dans les fils RSS. Rappelons que la société a racheté Feedburner, société américaine de gestion de fils RSS, en juin 2007.
Le programme - en version bêta fermée - est accessible, pour les éditeurs, aux sites qui distribuent leur fil à plus de 100 abonnés. Mais Google précise sur son site qu'il n'accepte plus, aujourd'hui, de nouveaux testeurs. Le modèle économique est le même que pour Adsense classique (ciblage en fonction du contenu du fil, paiement au clic…). Pour ce format, Google recommande une seule publicité par article, placée à la fin de celui-ci.

Dans les jeux video
En mars 2007, Google a racheté AdScape pour 23 millions de dollars. Cette société a développé une technologie d'in-game advertising : elle propose des solutions dédiées à l'intégration de publicité dynamique dans les jeux vidéo. A la suite de ce rachat, Google a démarré des recherches dans le domaine du ciblage comportemental, dans le but de mettre au point un système de profiling basé sur les actions réalisées par les utilisateurs au sein des jeux vidéo.
Selon des rumeurs persistantes, Google pourrait mettre à profit ces avancées dès le mois de décembre en diffusant ses premiers formats d'in-game advertising. Cependant, si la firme admet réaliser actuellement des tests relatifs à la publicité in-game, elle n'a confirmé aucun lancement imminent de nouveau service.
L'entrée en matière se ferait sous la forme de publicités vidéo en pre-roll ou en mid-roll, intégrées dans des casual games, ces petits jeux courts accessibles souvent gratuitement en ligne, et destinés à un public large. Si telles sont les intentions de Google, la concurrence ne sera pas frontale avec les leaders du marché tels que Massive (Microsoft), qui n'ont pas investi le segment des casual games et ont adopté des formats différents et non interruptifs (emplacements intégrés à l'univers graphique et au gameplay de jeux sur consoles ou PC).

Dans le service
La dernière folie de Google : les stations d'essence. La firme a passé un accord avec le distributeur de carburant Gilbarco Veeder-Root, afin d'apparaître sur les écrans tactiles mis à disposition des clients dans 3.500 stations-service à travers les Etats-Unis. Entre un plein et un lavage de pare-brise, les automobilistes auront le loisir d'accéder à Google Maps afin de rechercher qui un hôtel, qui un restaurant d'étape, et d'imprimer les résultats de leur recherche.
Pour une fois, la publicité ne sera pas de la partie. Pas encore, du moins. En revanche, le système sur lequel repose le service, Applause Media System, permet d'imprimer des coupons de réduction en lien avec les commerçants locaux. Ils ne devraient pas rester longtemps hors de portée du moteur… de recherche.

Dans l'affichage ?
Deux médias offline manquent encore à Google : l'affichage et le cinéma. Sur le second, pas d'indice, mais sur le premier le statu quo pourrait ne pas durer très longtemps.
En effet, Google a déposé un brevet aux Etats-Unis en décembre 2006 dans le but de protéger un concept qui permet aux annonceurs de la distribution de relier leur système informatique de gestion des stocks à un réseau publicitaire local d'affichage électronique. Pour les commerçants, cela signifierait être en mesure de proposer des offres promotionnelles en temps réel, en achetant des espaces mis aux enchères. Les publicités tourneraient en rotation et disparaîtraient une fois la promotion terminée ou les stocks épuisés. Les panneaux électroniques, comme ceux de Clear Channel par exemple, partenaire de Google sur la radio, permettent de diffuser des images, mais aussi de la vidéo et du son. Certains panneaux sont même équipés de la technologie Bluetooth.

© LeJournalDuNet

mercredi 21 novembre 2007

Google s'invite dans la presse ?

Big Google n’en finit pas de nous surprendre, tant par sa créativité que son omniprésence (parfois même un peu louche !). Dernièrement, la firme de Mountain View a d’ailleurs déposé un brevet sujet à de nombreuses spéculations, intitulé Customization of Content and Advertisements in Publications. Google, dans son brevet, critique le manque de contrôle des utilisateurs sur les magazines qu’ils achètent, notamment le fait que les pubs soient non ciblées : l’acheteur se retrouve parfois avec quelque chose qui ne lui est d’aucun interêt. Chez CrunchGear, on imagine ce brevet comme un "fil RSS à imprimer" : le lecteur souscrit au contenu qu’il veut avoir dans son magazine, fait son choix. Et il reçoit le tout avec des pubs ciblées sur ce même contenu.

© iTrafik

jeudi 8 novembre 2007

Encore une histoire de Pub (Ep2)

Facebook dévoile son offre publicitaire Facebook Ads

Très attendue depuis l’annonce de Microsoft d’injecter 240 millions de dollars dans le flamboyant réseau social, l’offre publicitaire contextuelle de Facebook a été dévoilée hier soir dans une sombre et étroite pièce d’un hôtel de Manhattan.

Le fondateur du réseau, Marc Zuckerberg, présente cela comme un véritable révolution dans la manière d’adresser des messages publicitaires aux consommateurs. Et en effet, si Facebook parvient à utiliser toutes les informations que nous lui laissons sur le réseau (nos goûts mais aussi nos relations personnelles et professionnelles, les endroits où nous allons, que nous recommandons, les groupes auxquels nous appartenons…) cela lui permet de cibler précisément le type de messages susceptible d’être captés.
  • Afin d’éviter la levée de bouclier des membres du réseau, Facebook a eu l’astucieuse idée de commencer par un mécanisme de recommandation qui laisse le choix aux utilisateurs de recommander une « page » annonceur dans le réseau à son cercle de connaissance.
  • Le second niveau s’appuie bien sur les données collectées mais là encore d’une manière pro active puisque l’utilisateur aura le choix d’importer ses choix de produits/services et de navigation dans des flux diffusés sur son profil. Une sorte de recommandation externe à Facebook.
  • Le troisième niveau inspirera peut être les sites de partage vidéo puisqu’il s’appelle ExpoTv et permet d’informer son cercle de connaissances de la mise en ligne de vidéo en y associant éventuellement un liste de produits appréciés.
  • Un ultime niveau sera disponible ultérieurement s’appuyant sur le ciblage précis des données des membres mais la complexité de mise en œuvre d’un tel outil justifie certainement de retard dans la mise en place. Microsoft sera certainement très présent sur ce point technique car c’est un point important de sa reconquête du net face à Google s’il réussi à se positionner dans Facebook à l’extérieur en proposant des offres couplées.
© YouVoxTech

vendredi 2 novembre 2007

Rejoindre OpenSocial de Google... ou mourir

Facebook se retrouve dans une situation délicate

Le paysage des réseaux sociaux sur le Web est en train d'évoluer. Sous l'impulsion de Google qui fidèle à son habitude ne vient pas pour faire de la figuration. Le 31 octobre, le géant du Web affichait ses ambitions avec le lancement d'OpenSocial, une plate-forme de développement qui permet de réaliser des applications externes compatibles avec plusieurs sites communautaires.

Le groupe MountainView aurait déjà convaincu LinkedIn et Friendster et d'autres sites de rejoindre sa plate-forme. La manoeuvre est claire : isoler Facebook qui utilise un langage propriétaire en proposant une sorte de standard ouvert qui devrait doper la fréquentation des concurrents de Facebook. Car il faut savoir que ces applications externes, "développées à la maison", sont de plus en plus populaires et utilisées par des millions d'utilisateurs.
Mais Facebook est un très gros morceau. Pour faire le poids, Google vient de sortir un as de son jeu en annonçant ce vendredi que MySpace, la pépite de NewsCorp et premier réseau communautaire de la planète, allait rejoindre la plate-forme OpenSocial. "OpenSocial va devenir de facto le standard pour les développeurs sitôt lancé, avec 200 millions d'utilisateurs potentiels", estime Chris DeWolfe directeur général et co-fondateur de MySpace qui compte 110 millions d'utilisateurs dans le monde .
Cette alliance de géants pourrait permettre à Google de devenir un maillon essentiel de la chaîne de valeur de ce secteur en plein essor. Le groupe ne cache d'ailleurs pas sa joie : "Internet est passé à l'étape suivante", explique Eric Schmidt, directeur général de Google. "Nous avons toujours su qu'internet serait terriblement social. Nous savions également qu'il serait standardisé, ouvert et très étendu, ce qui se confirme à travers ce partenariat ainsi qu'à travers les différentes évolutions actuelles".
C'est aussi une sacrée revanche sur Microsoft qui a pris au nez et à la barbe de Google une participation minoritaire dans Facebook (250 millions de dollars) et a signé un accord de partenariat publicitaire.
Face à l'ogre Google, Facebook devra-t-il lui aussi rejoindre OpenSocial afin d'éviter de voir son audience s'effriter ? Et qu'en pensera son nouvel actionnaire Microsoft ? En tout cas, Google a proposé à Facebook de rejoindre sa plate-forme. Mais le site valorisé à 15 milliards de dollars n'a pas répondu à cette aimable invitation.

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samedi 13 octobre 2007

gPhone sonne toujours deux fois !

Un téléphone Google changerait-il la donne ?

Les géants de la téléphonie mobile tremblent à l'idée de se retrouver en concurrence avec un service gratuit financé par la publicité.

13/10/2007 - BusinessWeek

Imaginez votre téléphone portable en petite machine marketing. Alors que vous vous dirigez vers votre voiture, après avoir dîné, une alerte SMS apparaît à l'écran, annonçant les films du soir à l'affiche du cinéma multiplex voisin. Vous choisissez le film dans lequel joue Jodie Foster, et une vidéo promo d'un film avec George Clooney est lancée. Ensuite, de nouveaux textes s'affichent et vous invitent à lancer le navigateur Web de votre téléphone afin de vous inciter à acheter les sonneries téléphone ou le fond d'écran du film.
Sur votre téléphone, ce type d'annonce publicitaire 24/7 (24 heures sur 24, 7 jours sur 7) pourrait devenir un cauchemar. Mais au-delà, que diriez-vous si vous pouviez déterminer les types de produits dont vous accepteriez la promotion ? Ou si, dans un aéroport éloigné, lors d'un retard de votre avion, vous receviez des SMS vous informant sur les meilleures offres hôtelières de la ville ? Que diriez-vous si vous n'étiez envahi par aucune publicité aléatoire d'assurances ou de compagnies aériennes, et pour couronner le tout, si vos minutes téléphoniques étaient gratuites ?
Pour les grosses sociétés de téléphonie mobile, ce serait le début d'un mauvais rêve. Cela va peut-être arriver, sous la forme d'un téléphone Google. Des analystes de l'industrie du sans-fil et des cadres marketing informés sur la stratégie Google déclarent que, depuis plusieurs mois, l'entreprise présente aux fabricants et aux opérateurs de réseau les prototypes d'un nouveau téléphone mobile. Ces plans sont restés top secret, mais Google devrait employer une société de la côte Pacifique, spécialisée dans le design et la fabrication de téléphone mobile, pour la réalisation d'un appareil conforme à ses spécifications. Google investirait alors son expertise sur les logiciels opérationnels et sur les applications "utilisateurs", déclare Paul Catalano, un associé du cabinet-conseil RelevantC Business Group (RCBG). La direction de Google reste muette sur ces téléphones, et les industriels ne s'attendent pas à en voir un avant le deuxième semestre 2008.
Pourtant, Google a clairement déclaré son intérêt pour le domaine du sans-fil. La société fait des expériences avec des réseaux 3G dans plusieurs villes des États-Unis. En août, le pdg Eric Schmidt a annoncé son intention de participer, au début de l'année prochaine, à la vente aux enchères fédérales de bandes passantes radio qui pourraient faciliter la mise en place d'un service téléphonique.
À ce jour, peu d'entreprises en Europe et aux États-Unis ont cherché à proposer des services reposant sur la publicité. La plupart d'entre elles, comme Virgin Mobile USA, ont un contrôle limité sur la distribution de publicités, car le service fonctionne sur un réseau loué à l'un des géants mondiaux du secteur. En fait, la publicité pourrait bien représenter à peine 1 % des revenus d'une société de téléphonie. Les clients sont encore peu enclins à recevoir des pubs sur leur téléphone. Les réseaux et les appareils mobiles commencent seulement à être suffisamment sophistiqués pour proposer des publicités en couleur et spécifiques à une région. De plus, Verizon, AT&T, et T-Mobile n'ont aucun intérêt à abandonner leurs confortables tarifs.
Cette équation ne fonctionne plus si l'on associe le poids financier de Google à une capacité très sophistiquée de cibler des publicités pour des clients spécifiques. "Le jour vient où les utilisateurs de téléphones portables vont vivre un scénario jusque-là inimaginable : recevoir des publicités adaptées à leur comportement individuel, à ce qu'ils font et au lieu où ils sont", déclare Linda Barrabee, analyste du secteur sans fil de la société d'étude Yankee Group.

Des milliards d'yeux
Google et les publicitaires salivent face au potentiel de croissance du secteur sans fil. Avec plus de 2,5 milliards d'unités dans le monde, le nombre de téléphones portables utilisés dépasse celui des ordinateurs et télés combinés. Le 17 septembre, Google a mis en service un site Web pour les publicitaires qui ont créé des vidéos destinées aux mobiles et autres appareils portatifs. Le réseau publicitaire en ligne, AdSense for Mobile de Google, distribue avec pertinence ces publicités aux utilisateurs de mobiles susceptibles d'être intéressés par les produits des annonceurs. "Le simple volume d'utilisateurs à travers le monde fait du mobile la prochaine chaîne d'informations", déclare Dilip Venkatachari, directeur de la gestion produit pour l'équipe Google de téléphonie mobile.
Alors, pourquoi s'arrêter là ? La stratégie publicitaire en ligne de Google a toujours été d'aider les publicitaires à cibler leurs annonces, afin qu'ils soient en totale adéquation avec les centres d'intérêt des utilisateurs. Employer des technologies qui calculent où sont les appelants et vers où ils se dirigent, cela augmente les prix de la publicité de 50 %, d'après des études de RCBG.
Un certain nombre de stratégies existantes, déjà développées par de petites sociétés, offrent un aperçu de la manière dont Google pourrait jouer de ses atouts dans le secteur du téléphone portable, une fois toutes les cartes distribuées. Depuis le 24 septembre, Blyk, une start-up du secteur sans fil qui a débuté en Grande-Bretagne, propose appels et SMS gratuits pour des utilisateurs de portables, âgés de 16 à 24 ans, qui ont donné leur autorisation pour que des sociétés comme L'Oréal, McDonald's et Coca-Cola leur envoient de la publicité par SMS. Blyk loue un espace sur le réseau de l'opérateur Orange, en Grande-Bretagne, mais il gère son propre système de facturation et de marketing. Cela lui permet de garder le contrôle des précieuses informations sur les clients, et lui évite de partager les revenus publicitaires avec l'opérateur. Les utilisateurs remplissent un questionnaire d'information détaillé sur leur style de vie, leurs centres d'intérêt et leurs marques préférées. Ceux qui acceptent de recevoir des publicités personnalisées obtiennent 43 minutes de communication gratuite et 217 SMS gratuits.
Aux USA, un service de Virgin Mobile, appelé Sugar Mama, propose aux clients des minutes gratuites en échange de publicités personnalisées. En août, plus de 425 000 personnes s'étaient abonnées à ce service. Les utilisateurs choisissent de recevoir de la publicité sous forme de tests et de jeux envoyés sur leur téléphone plusieurs fois par semaine. Jouez à ces jeux, et vous gagnez des minutes.
Les grands opérateurs de téléphonie mobile affichent déjà sur leurs portails Web des annonces publicitaires de sociétés comme Avis ou Discovery Channel. Mais ne croyez pas que les géants de la téléphonie changeront leur modèle commercial si ce n'est pas nécessaire. Un porte-parole de Verizon déclare que le jeu ne vaut pas la chandelle : le chiffre d'affaires en dollars de la publicité ne fait pas le poids face au coût de la perte des clients mécontents des publicités qu'ils reçoivent sur leur portable. Le vice-président responsable des données clients de AT&T Mobility, Mark Collins, déclare : "Nous ne croyons pas en un monde où vous devez tout donner, gratuitement."
Google fonctionne exactement à l'inverse. Via une recherche Google par exemple, un publicitaire peut apprendre qu'un utilisateur est à la boulangerie du coin à Chicago. Cela lui permet alors de découvrir que le client aime les pâtisseries. Les opérateurs sans fil ont eux aussi des informations sur leurs clients, mais "ils ne sont pas un entrepôt de données comme l'est Google", explique Richard Siber, directeur de SiberConsulting.
Si la société Google se décide à engager les 4,6 milliards de dollars US (3,3 milliards d'euros) sans doute nécessaires pour remporter les enchères fédérales, c'est parce qu'elle a besoin d'une bande passante téléphonique. Les analystes spéculent ensuite sur plusieurs options. Soit elle continue son expansion dans le domaine de la large bande, soit elle achète un opérateur sans fil, comme Sprint Nextel. Elle pourra alors lancer le premier service national, gratuit (payé par la publicité). "Google est le premier joueur à s'asseoir à la table de jeu avec autant de capitaux que les opérateurs", déclare John du Pre Gauntt, analyste du secteur des téléphones portables pour la société de recherche eMarketer. "En intervenant sur le secteur du sans fil, Google a bouleversé la perception qu'on avait de cette activité économique."

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