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mardi 5 février 2008

Microsoft vs Google

Quelques jours après l’offre de rachat de Microsoft sur Yahoo!, le monde du Net attend de savoir si la fusion des deux entreprises se fera. Yahoo! peut-il dire non à Microsoft? Quels enjeux cette opération ? Quel poids ont Microsoft et Yahoo! face à Google?

Pourquoi Microsoft lance-t-il une OPA sur Yahoo!?
Microsoft a beau posséder 90% du marché des logiciels PC avec Windows, la société américaine n’a pas le même poids sur l’Internet. D’où l’intérêt de s’allier les services de Yahoo!, pas mauvais en technologies du Web grâce à sa plate-forme de photos Flickr, sa messagerie instantanée et quelques innovations comme Yahoo questions/réponses. Le but: contrer la puissance de Google qui encaisse environ un tiers des recettes mondiales de publicité en ligne, loin devant Yahoo! qui en récolte moins de 15%. Microsoft est loin derrière. «On sera plus forts pour contrer Google si on s’y met à deux», s’enthousiasme un salarié de Microsoft.
Comment se porte Yahoo! aujourd’hui?
D’après les chiffres de l’institut de mesure Comscore, Yahoo! génère 487 millions de visiteurs uniques en décembre 2007 (580 millions pour Google et 540 millions pour Microsoft). Mais, Yahoo!, fondé il y a quatorze ans, traverse une mauvaise passe, avec l’annonce de la suppression de 1.000 emplois sur 14.200 postes, soit 7% de ses effectifs. Selon Jordan Rohan, analyste de RBC, «Yahoo! se trouve acculé parce qu’il a laissé passer des acquisitions incontournables. Il a eu l’occasion d’acheter Google mais il ne l’a pas fait; il aurait pu acheter Facebook pour quelques milliards de dollars à peine et il ne l’a pas fait.»
Yahoo! peut-il refuser l’offre de Microsoft?
«L’offre de Microsoft est une option parmi d’autres, a écrit la direction de Yahoo! dans un mail à ses employés. Nous répondrons à Microsoft après que notre conseil d’administration aura achevé un examen complet de toutes nos alternatives stratégiques.» Autrement dit, Yahoo! ne paraît pas si pressé d’accepter ce que Microsoft estime être une offre généreuse» (44,6 milliards de dollars). Le portail web a déjà, l’année passée, refusé d’autres offres de Microsoft qu’il considère comme «la grande pieuvre de 20.000 lieues sous les mers, qui veut avaler tout le monde».
Quelles sont les «alternatives» pour Yahoo!?
La marge de manœuvre est limitée. Mais d'après le blogueur spécialisé dans les nouvelles technologies Francis Pisani, d’autres scénarios sont envisageables «Yahoo! pourrait chercher à passer un accord avec Google, en lui sous-traitant, par exemple tout ce qui est recherche, explique Francis Pisani. Mais une telle alliance pourrait susciter une réaction négative des autorités antitrust, de même qu’une contre-proposition de Google offrant plus d’argent que Microsoft. Google pourrait aussi contribuer à la formation d’un groupe de financiers intéressés (avec ou sans des représentants des plus gros médias) pour acquérir Yahoo! et, éventuellement la sortir de Wall Street.»
Si la fusion se faisait, Google serait-il fragilisé?
Dans le marché du web, Google, Yahoo! et Microsoft sont les trois géants qui se partagent le marché mondial. Un peu plus loin derrière, eBay et Amazon. Si les deux challengers fusionnent face au numéro 1, cela provoquera une situation de duel. Mais Google devrait encore conserver sa suprématie, surtout s’il avale AOL. Selon des estimations du cabinet e-Marketer en mai dernier, Yahoo! et Microsoft auraient représenté en 2007 environ 4,9 milliards de dollars de chiffre d’affaires publicitaire en ligne aux Etats-Unis (3,6 milliards pour Yahoo!, 1,3 milliard pour Microsoft), contre 6,2 milliards pour Google, hors commissions aux sites partenaires.

©AFP

samedi 8 décembre 2007

Le piratage de MICROSOFT comme argument marketing !

Microsoft ne désactivera plus les Vista piratés
Vista est deux fois moins piraté que Windows XP. Sa première mise à jour début 2008 comblera deux failles utilisées pour contourner les protections de Microsoft. Mais les mesures de rétorsion vont être assouplies.

Microsoft fait volte-face dans sa lutte contre le piratage. Jusqu’à présent, un Vista non activé passait après trente jours en mode restreint, ne laissant qu’un accès limité au navigateur internet. Avec Windows Vista SP1, la première mise à jour du système d’exploitation attendue début 2008, changement de programme. Le système restera quoi qu’il arrive pleinement opérationnel. Des messages d’alerte au démarrage et un fond d’écran blanc viendront tout de même rappeler à l’utilisateur qu’il n’utilise pas une copie « légitime ». Et l’encourageront à passer à la caisse, moyennant 89 dollars pour une version de base ou 119 dollars pour une version Home Premium.

Vista deux fois moins piraté que Windows XP
Cette nouvelle politique, justifie Microsoft, répond à des retours d’utilisateurs de bonne foi, floués par des vendeurs de PC qui écoulent discrètement des copies pirates. Elle témoigne aussi de la nouvelle assurance de Microsoft dans ses mesures contre le piratage. Ainsi, Vista serait deux fois moins piraté que Windows XP. Les mauvais esprits diront que les pirates tardent peut-être eux aussi à passer à Vista. L’explication est plutôt à chercher du côté de la batterie de mesures mises en œuvre pour compliquer la vie des bidouilleurs, rétorque Microsoft. Et notamment ce système de protection très contraignant, « Windows Genuine Advantage », implanté au cœur du système, et auquel viennent recourir d’autres logiciels maison, comme Windows Media Player durant les installations et les mises à jour.

Paradoxalement, Microsoft explique que sa nouvelle politique plus laxiste accompagne en fait un « renforcement » de son dispositif anti-piratage, qui commence à porter ses fruits. Au cours du trimestre précédent, Microsoft attribue 5% de la hausse des ventes de Windows à sa lutte contre le piratage. Or, avec 35% des logiciels piratés en moyenne dans le monde, mais seulement 10% du fait de pirates chevronnés, la marge de progression reste importante. C'est pourquoi Windows Vista SP1 doit aussi combler deux failles utilisées pour contourner l’activation, l’une mimant le processus d’activation en masse utilisée par les grands fabricants de PC, l’autre décalant la période de grâce durant laquelle le système reste accessible. Tandis que des actions en justice contre les revendeurs malhonnêtes se poursuivront.

©lexpansion.com

jeudi 8 novembre 2007

Encore une histoire de Pub (Ep2)

Facebook dévoile son offre publicitaire Facebook Ads

Très attendue depuis l’annonce de Microsoft d’injecter 240 millions de dollars dans le flamboyant réseau social, l’offre publicitaire contextuelle de Facebook a été dévoilée hier soir dans une sombre et étroite pièce d’un hôtel de Manhattan.

Le fondateur du réseau, Marc Zuckerberg, présente cela comme un véritable révolution dans la manière d’adresser des messages publicitaires aux consommateurs. Et en effet, si Facebook parvient à utiliser toutes les informations que nous lui laissons sur le réseau (nos goûts mais aussi nos relations personnelles et professionnelles, les endroits où nous allons, que nous recommandons, les groupes auxquels nous appartenons…) cela lui permet de cibler précisément le type de messages susceptible d’être captés.
  • Afin d’éviter la levée de bouclier des membres du réseau, Facebook a eu l’astucieuse idée de commencer par un mécanisme de recommandation qui laisse le choix aux utilisateurs de recommander une « page » annonceur dans le réseau à son cercle de connaissance.
  • Le second niveau s’appuie bien sur les données collectées mais là encore d’une manière pro active puisque l’utilisateur aura le choix d’importer ses choix de produits/services et de navigation dans des flux diffusés sur son profil. Une sorte de recommandation externe à Facebook.
  • Le troisième niveau inspirera peut être les sites de partage vidéo puisqu’il s’appelle ExpoTv et permet d’informer son cercle de connaissances de la mise en ligne de vidéo en y associant éventuellement un liste de produits appréciés.
  • Un ultime niveau sera disponible ultérieurement s’appuyant sur le ciblage précis des données des membres mais la complexité de mise en œuvre d’un tel outil justifie certainement de retard dans la mise en place. Microsoft sera certainement très présent sur ce point technique car c’est un point important de sa reconquête du net face à Google s’il réussi à se positionner dans Facebook à l’extérieur en proposant des offres couplées.
© YouVoxTech

vendredi 2 novembre 2007

Rejoindre OpenSocial de Google... ou mourir

Facebook se retrouve dans une situation délicate

Le paysage des réseaux sociaux sur le Web est en train d'évoluer. Sous l'impulsion de Google qui fidèle à son habitude ne vient pas pour faire de la figuration. Le 31 octobre, le géant du Web affichait ses ambitions avec le lancement d'OpenSocial, une plate-forme de développement qui permet de réaliser des applications externes compatibles avec plusieurs sites communautaires.

Le groupe MountainView aurait déjà convaincu LinkedIn et Friendster et d'autres sites de rejoindre sa plate-forme. La manoeuvre est claire : isoler Facebook qui utilise un langage propriétaire en proposant une sorte de standard ouvert qui devrait doper la fréquentation des concurrents de Facebook. Car il faut savoir que ces applications externes, "développées à la maison", sont de plus en plus populaires et utilisées par des millions d'utilisateurs.
Mais Facebook est un très gros morceau. Pour faire le poids, Google vient de sortir un as de son jeu en annonçant ce vendredi que MySpace, la pépite de NewsCorp et premier réseau communautaire de la planète, allait rejoindre la plate-forme OpenSocial. "OpenSocial va devenir de facto le standard pour les développeurs sitôt lancé, avec 200 millions d'utilisateurs potentiels", estime Chris DeWolfe directeur général et co-fondateur de MySpace qui compte 110 millions d'utilisateurs dans le monde .
Cette alliance de géants pourrait permettre à Google de devenir un maillon essentiel de la chaîne de valeur de ce secteur en plein essor. Le groupe ne cache d'ailleurs pas sa joie : "Internet est passé à l'étape suivante", explique Eric Schmidt, directeur général de Google. "Nous avons toujours su qu'internet serait terriblement social. Nous savions également qu'il serait standardisé, ouvert et très étendu, ce qui se confirme à travers ce partenariat ainsi qu'à travers les différentes évolutions actuelles".
C'est aussi une sacrée revanche sur Microsoft qui a pris au nez et à la barbe de Google une participation minoritaire dans Facebook (250 millions de dollars) et a signé un accord de partenariat publicitaire.
Face à l'ogre Google, Facebook devra-t-il lui aussi rejoindre OpenSocial afin d'éviter de voir son audience s'effriter ? Et qu'en pensera son nouvel actionnaire Microsoft ? En tout cas, Google a proposé à Facebook de rejoindre sa plate-forme. Mais le site valorisé à 15 milliards de dollars n'a pas répondu à cette aimable invitation.

© Silicon.fr

samedi 27 octobre 2007

Facebook... Encore une histoire de pub

Facebook, une nouvelle manne publicitaire pour Microsoft

Stratégie - En prenant une participation dans le capital du réseau social, Microsoft a décroché un partenariat publicitaire exclusif jusqu’à 2011 dans le monde entier. Avec son taux de croissance actuel, Facebook pourrait compter 300 millions d'utilisateurs à cette échéance.

Microsoft a-t-il fait une bonne affaire en investissant 240 millions de dollars au sein du réseau social Facebook ? Pour certains, débourser une telle somme pour détenir seulement 1,6 % du capital de la société semble bien cher payer. D'autant que le géant de Redmond, qui s'est livré à une bagarre acharnée avec Google pour l'emporter, a sans doute surenchéri.
« Ce qui compte vraiment, c'est que Microsoft se soit approprié le partenariat publicitaire avec Facebook », note toutefois David Brashaw, analyste principal chez Ovum. « Le site fait partie de ceux qui affichent la croissance la plus rapide. Il s'agit donc d'un accord important pour Microsoft, qui a été l'un des derniers à mettre au point des activités de publicités syndiquées ».
La prise de capital de Microsoft comprend en effet l'extension d'un accord précédemment signé entre les deux parties. Après avoir été fournisseur publicitaire de Facebook sur les États-Unis depuis un an, Microsoft devient son partenaire exclusif pour le monde entier, jusqu'en 2011. Il souffle ainsi à Google une partie des revenus sur le marché publicitaire, comme Google l'avait fait lui-même en signant un accord exclusif de trois ans avec MySpace, en 2006.

Des publicités très ciblées sur les profils Facebook
« Il est clair que Microsoft ne cherche pas simplement à ajouter une société à son portefeuille », souligne de son côté Andrew Frank, analyste chez Gartner. « Il veut s'ancrer dans l'écosystème émergent de la publicité sur les réseaux sociaux ; obtenir ce partenariat avec Facebook est un bon moyen d'obtenir un avantage structurel ».
Encore faut-il, pour que le pari de Microsoft réussisse, que Facebook soit à la hauteur de ses espérances. Certes, le réseau social connaît une croissance exponentielle depuis sa création : il revendique désormais près de 50 millions d'utilisateurs dans le monde et, chaque jour, enregistre plus de 250 000 nouvelles inscriptions, dont 60 % en dehors des États-Unis. Mais les investisseurs attendent de la société qu'elle montre enfin des signes de rentabilité sur le long terme. Si l'éditeur a accepté de débourser une telle somme, c'est parce qu'il estime que Facebook pourra atteindre les 300 millions d'utilisateurs, assure Kevin Johnson, patron de la division plate-forme et services de Microsoft. Ce qui fera autant de profils personnalisés en face desquels il pourra faire apparaître des publicités très ciblées.

Elinor Mills, News.com et Estelle Dumout, ZDNet.fr
Publié le 25 octobre 2007